• Léa

La vérité sur la maternité

La parole se libère autour de la maternité, et je pense que c’est une bonne chose, et même une question de survie pour certaines mères. Non, la maternité n’est pas la plus belle chose qui soit pour toutes les femmes, oui, certaines regrettent d’être mères et ont beaucoup de mal à accepter ce chamboulement de vie.

Trop longtemps la maternité a été un sujet tabou que surtout, il ne fallait jamais critiquer, ébranler, ou décrier. Mais les choses changent, la place de la femme aussi, et aujourd’hui, nous nous exprimons de plus en plus.

J’aimerais dire aux futures et jeunes mères que malgré toutes les projections mentales que l’on peut se faire de sa future vie avec bébé, malgré toute l’information que l’on a à disposition, malgré un désir d’enfant parfois existant depuis très longtemps, malgré parfois un ego qui nous fait dire « pour moi tout ira bien, je suis prête », PERSONNE n’est jamais préparé au bouleversement que représente la maternité.

Ce bouleversement n’est pas que négatif, rassurez-vous, mais comme toute chose dans la vie, une situation ou un état donné ne conviennent pas forcément à toutes les femmes, car nous sommes toutes différentes.

On s’imagine la maternité souvent à travers des moments, en se voyant promener son bébé dans un parc, le nourrir dans sa chambre, le faire rencontrer à notre famille… mais ce que l’on ne peut pas imaginer même si on le sait pertinemment, c’est que devenir mère c’est non-stop, jour & nuit, dès le premier souffle de son enfant jusqu’à…parfois toute une vie. Le concept on l’a en tête mais la perception de la chose dans la réalité et ce que ça implique, pas du tout.

Au début c’est ne plus pouvoir se poser, ne plus pouvoir manger à table en couple et en être frustrée, c’est avoir du mal à prendre une douche, c’est avoir peur à chaque sortie que son bébé ne pleure et de ne pas pouvoir le consoler, c’est redouter l’approche de la fin de journée et des coliques, c’est se demander comment va se passer la nuit, et se demander pourquoi il pleure là tout de suite alors que tout semblait ok… C’est se poser mille questions, et se dire « merde, qu’est-ce que j’ai fait, rendez-moi ma vie simple d’avant » alors qu’on a tant désiré cet enfant, et c’est avoir envie de pleurer à chaque fois qu’il pleure…

Mais ça peut aussi être en même temps un grand bonheur, énormément d’amour et de joie, et un attachement que rien ne peut défaire (mais pas systématiquement…). Le paradoxe de la maternité.

ET TOUT CA EST NORMAL.

Et ne dure généralement que les trois premiers mois. Ensuite on commence à prendre ses marques, à avoir un rythme, une routine, à connaître son bébé et ses besoins, et la vie s’adoucit pour certaines.

Mais pas pour d’autres, pour qui le mal être peut perdurer, qui peuvent se rendre compte qu’elles regrettent d’être mère, que l’enfant tant désiré ne les fait pas nager dans le bonheur, et qu’elles n’aiment pas ça, être une maman.

Que le mal-être soit passager ou plus ancré, vous, mères, vous trouverez du réconfort en vous exprimant. Il est primordial de le faire, pour sortir de son isolement, pour être entendue et comprise, pour trouver des ressources auprès de son entourage et surtout du réconfort. Quand on pose des mots sur les maux, ces derniers ont tendance à s’alléger…

A côté de cela, immédiatement ou plus tardivement, vous aimerez votre enfant, vous le protégerez et serez la meilleure des mères pour lui, n’en doutez pas, mais vous n’êtes pas obligées d’aimer être mère, et là est toute la différence.


Mon cas personnel et pourquoi je m’exprime à ce sujet aujourd’hui

J’ai, du plus loin que je me souvienne, toujours voulu être maman, j’ai eu la chance de tomber enceinte facilement et de vivre une grossesse épanouissante. Mon accouchement bien qu’ayant été très différent de ce à quoi je m’attendais s’est bien passé. J’ai vécu un baby blues de 24h, ces 24h pendant lesquelles j’ai remis mon existence en question. Je me suis demandée pourquoi j’avais fait un enfant, j’ai compris que je ne serais plus jamais « tranquille », que j’avais perdu toute liberté et j’étais tellement inquiète pour elle (alors que tout allait bien) que je me demandais comment j’allais pouvoir survivre en ayant aussi peur qu’il lui arrive quelque chose.

J’ai eu de la « chance » que cet état ne dure qu’une journée, et d’aimer malgré tout ce nouveau rôle de maman. Mais je vois qu’autour de moi, toutes les mères n’osent pas forcément dire que non, ce n’est pas le bonheur absolu, et que oui, parfois, elles ont besoin de laisser leur bébé, de prendre l’air, ou de reprendre volontairement le boulot.

J’ai aussi le sentiment de faire culpabiliser parfois les femmes qui justement ne se sentent pas aussi bien que moi dans la maternité. Loin de moi cette idée, mais il est aussi important que je montre que malgré les difficultés, malgré les premiers mois parfois difficiles, malgré la fatigue et malgré cette perte de liberté, on peut aussi être très heureuse dans ce rôle, mais j’ai jugé bon et utile de rappeler que ça n’a pas forcément coulé de source tout de suite même si j’ai aimé Liv dès la première seconde, et qu’il y a plein de femmes pour qui la difficulté est une réalité, même bien après la naissance.

Mais, à toi qui ne partage pas mon point de vue, saches que je te comprends, parce que je sais maintenant ce que c’est que d’être mère, et que je comprends mille fois que cette nouvelle vie ne corresponde pas à beaucoup d’entre nous, parce que oui, c’est difficile.

En conclusion, ne vous mettez pas la pression, ne vous dites pas qu’à vous ça ne vous arrivera pas, que tout sera facile ou tout difficile, ne vous dites pas non plus que c’est sûr, que vous n’échapperez pas à ce mal être. Vous ne savez pas, et donner naissance c’est se découvrir sous un autre jour. Accueillez les émotions qui vous submergeront, peu importe ce qu’elles sont, acceptez-les, gardez-en tête que vous n’êtes pas seules au monde, que des milliers d’autres mères se sentent ainsi, ne restez pas isolées, trouvez des alliés, et surtout des solutions pour améliorer votre quotidien.

N’oubliez pas que tout passe, que les trois premiers mois peuvent parfois être difficiles, mais que souvent les choses se tassent, et que parfois ce n’est seulement qu’au bout de la première ou de la deuxième année que le lien se crée et que ce nouveau statut devient plus agréable. Au moment où votre enfant gagne en autonomie, et où la communication peut s’instaurer entre vous.

MAMA, YOU ROCK.


J'attends vos commentaires & partages d'expérience à ce sujet sous mon dernier post Instagram, pour que ce sujet ne soit plus jamais un tabou...


A très vite !

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