• Léa

Pourquoi nous ne voulons (a priori) pas d'autres enfants.

Mis à jour : oct. 5

C’est une question qui revient très souvent : allez-vous faire un deuxième enfant ? Qui le porterait ? Opteriez-vous pour le même donneur ?

Le sujet ayant l’air d’en intéresser beaucoup, je vous explique ici les raisons pour lesquelles nous souhaitons que Liv reste enfant unique. En bas d’article, retrouvez également une piste de réflexion sur la pression sociale qui pèse sur les individus à faire des enfants.


Un désir qui date déjà de bien avant la grossesse…

Depuis petite, je ne me suis toujours imaginée qu’avec un seul enfant, et cette image ne m’a jamais quitté. Je suis restée durant 7 ans enfant unique avant l’arrivée de mon frère, et c’était de très belles années pour moi, même si suite à sa naissance, les années suivantes n’en furent pas moins belles ! Mais j’aimais ce fait de tout partager avec mes parents et ma famille.

Quand nous avons commencé à parler bébé, j’ai dit à Capucine que je n’en voudrais probablement qu’un, et elle m’avait répondu que ça lui allait très bien.


Nous étions donc déjà plus ou moins parties sur cette idée là pour notre vie future.


…qui s’est fortement confirmé après la naissance de Liv !

Après l’arrivée de Liv, nous avons créé notre petit cocon toutes les trois, et avons donné sans compter pour ce petit être tout notre temps et notre amour. Nous souhaitions nous occuper de notre bébé nous-mêmes, en évitant la crèche ou une nourrice, et avons complètement transformé nos vies pour arriver à cela. Nous avons opté pour la proximité avec Liv, et le maternage. Tout cela demande du temps, de la patience, des sacrifices et aussi, un peu d’argent.

Nous ne souhaitons pas diviser le temps que nous lui accordons pour le partager avec un autre bébé, nous voulons être à 100% disponibles pour elle tant qu’elle en aura besoin…

L’appel du voyage

Une autre raison à ce choix : nous avons la bougeotte. Nous sommes des voyageuses (hors période Covid bien sûr…), et partons souvent sur un coup de tête. Gérer un enfant en bas âge à l’autre bout du monde est un petit challenge, que nous avons hâte de relever ! Mais en gérer deux ou plus… c’est là que ça devient compliqué pour nous. Nous ne nous sentons pas les épaules assez solides pour conjuguer nos envies de voyages avec plusieurs bébés.

Il y a aussi l’aspect financier qui n’est pas négligeable et qui ne nous permettrait plus de financer de longs voyages pour plusieurs enfants…


Un choix égoïste ?

Comme tout ce qui touche aux enfants, faire le choix de n’en avoir qu’un est souvent décrié, les parents jugés égoïstes … Je peux entendre ce point de vue mais ce n’est pas du tout le sentiment que j’ai eu durant mes 7 années en temps qu’enfant unique, et ce n’est pas du tout celui que j’ai maintenant en tant que Maman.


Seulement, au lieu de concevoir un petit frère ou une petite sœur pour Liv, nous allons essayer de la faire voyager, lui faire découvrir le monde, la faire habiter dans plusieurs pays, lui inculquer une certaine ouverture d’esprit … C’est le choix que nous avons fait pour elle, et elle nous prouve depuis sa naissance, grâce à son adaptabilité et à sa joie de vivre en toutes circonstances, que nous sommes sur la bonne voie.


Et si… ?

Et si un jour nous changeons d’avis ? C’est possible, bien que peu probable pour moi. Mais dans ce cas ce serait encore moi qui porterais ce potentiel bébé, et ce serait avec le même donneur, ce serait un facteur important pour moi.

Un peu de réflexion à ce sujet …

J’aimerais profiter de ce sujet pour faire un peu de « prévention », et vous amener à réfléchir sur la problématique des enfants.


Lorsque vous demandez si un bébé est prévu, si « c’est pour bientôt » ou quand est-ce qu’arrive le petit frère… Vous pouvez sans vous en apercevoir heurter profondément la personne en face de vous.

Premièrement, il est dommage de présumer qu’un individu ou qu’un couple veuille absolument un enfant. Nombreuses sont les personnes faisant le choix, pour tout un tas de raisons, de ne pas procréer. A titre de comparaison, c’est un peu lorsque 100% des gens qui ne me connaissent pas présument que je suis hétéro… et bien non.

Deuxièmement, vous ne devez pas être sans savoir que les couples (quelle que soit leur orientation sexuelle) ont de plus en plus de mal à concevoir. Il est donc très violent pour ces personnes qui tentent par tous les moyens de devenir parent, de voir le sujet revenir sur la table très régulièrement… C’est une souffrance réelle que de ne pas réussir à procréer, qui fragilise et qui abîme énormément. Que ce soit pour un premier ou un deuxième enfant …

Troisièmement, le sujet de la pression sociale est en vrai poids qui pèse sur les épaules des couples et particulièrement des femmes. Prenons l’exemple d’un couple d’amis hétéros, ils sont ensemble depuis plusieurs années, sont mariés. Systématiquement, leur entourage proche ou moins proche leur rabat les oreilles d’un joyeux « alors le bébé c’est pour quand ? ».


Mais ce couple est peut-être juste bien à deux pour le moment, ou peut-être aussi que lui voudrait un enfant mais qu’elle n’est pas prête et que c’est un sujet de tension entre eux…

Peut-être aussi qu’ils vont se décider pour l’aventure de la parentalité pour de mauvaises raisons, poussés par la pression sociale, surtout exercée sur les femmes, qui en plus ont une « date de péremption » (quelle joie que l’on nous le rappelle à longueur de temps).


La solution ? Laisser de côté ce sujet qui peut être délicat et attendre que les personnes concernées émettent un jour un avis sur le sujet pour en discuter avec eux.


Pour notre cas personnel, ce n’est pas du tout un problème de répondre à ces questions et je suis toujours disposée à évoquer le sujet et à en discuter ! Mais pensez-y pour les personnes qui vous entourent…


A très vite !

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