• Léa

Mon post partum

Mis à jour : oct. 5

On en parle beaucoup en ce moment, le Post Partum, cette période de l’après grossesse jusqu’au retour de couche (retour des règles), fait débat, et la parole se libère autour de ce sujet très intime. Je vous parle de mon expérience et vous donne quelques clés pour mieux vivre cette période délicate.

Quand on m’a annoncé que j’allais subir une césarienne, j’ai tout de suite pensé à l’après… Je savais que le post partum d’une césarienne pouvait être compliqué et douloureux, je l’ai donc beaucoup appréhendé. J’avais également la grande crainte d’être complètement bouleversée par l’arrivée de notre fille, et surtout de subir un baby blues, ou pire une dépression du post partum.


Mais les choses se sont passées très différemment de ce que je m’étais imaginé (comme souvent !).


Juste après l’accouchement - L’allaitement

L’un des points les plus compliqués à gérer pour moi juste après avoir accouché a été l’allaitement. Je ne m’étais pas mis de pression à ce sujet, je m’étais dit que si ça marchait tant mieux, et si ça ne fonctionnait pas ou que je n’étais pas à l’aise et bien tant pis.

En réalité, je crois que ça me tenait un peu plus à cœur que ça… Il était évident pour moi que la meilleure façon de nourrir mon bébé soit le lait que je pouvais produire pour elle.


À sa naissance, je l’ai donc mise au sein, les sages-femmes étaient épatées car elle a tout de suite été un bébé qui tétait extrêmement bien ! De mon côté, c’était très douloureux, mais je serrais les dents.


Et puis Liv a commencé à s’agiter… et là je me suis demandé si elle bénéficiait vraiment du colostrum (liquide miraculeux fabriqué pour les nouveaux nés avant le « vrai » lait qui lui, arrive quelques jours après la naissance). Nous avons persévéré, malgré les douleurs liées à ma césarienne, et celles liées aux tétées, nous avons encore essayé, et Liv s’agitait toujours… Les sages-femmes sont venues m’ausculter et étaient un peu perplexes, aucun colostrum à l’horizon… J’ai persévéré encore le lendemain jusqu’à avoir les seins en sang, et envie de pleurer tellement j’avais mal. J’ai demandé à ce que l’on m’apporte un tire lait, je voulais voir de mes yeux si quelque chose était là ou non. Verdict : pas une seule goutte de colostrum à l’horizon.


Il a donc bien fallu lui donner un biberon, qu’elle a avalé avec grand appétit !

Je n’ai pas persévéré, non seulement parce que la douleur était difficile à supporter en plus de la césarienne mais aussi parce que malgré mes efforts, rien ne se passait…


Aujourd’hui je regrette, peut-être que si j’avais insisté encore plus, j’aurais réussi à faire venir ce colostrum bien caché… mais comme dans chaque mauvaise situation, il y a du positif : mon échec d’allaitement a permis à Capu de s’occuper de Liv exactement à égalité avec moi, et ça c’était cool, autant pour elle, que pour moi (#repos), que pour Liv.


Les suites de couches

Concernant les suites de couche, après ma césarienne, évidemment c’était douloureux mais pas insupportable comme je l’aurais imaginé. J’ai eu du mal à bouger, ça me tirait beaucoup et c’était inconfortable mais dès le lendemain matin j’étais sur pied, et j’ai même pu prendre une douche (bonheur sur terre) même si j’étais accompagnée d’une aide-soignante (décidément, du début de la PMA jusqu’à après l’accouchement, vous pouvez oublier tout espoir de voir votre intimité préservée…). En réalité j’ai vraiment eu mal pendant 48h, ensuite j’étais impeccable, et même si ça me tirait un peu sur la cicatrice, je pouvais faire tout ce que je voulais (sauf porter de lourdes charges).


J’ai perdu pas mal de sang, mais là aussi, moins que ce que je pensais. Ça a dû durer moins de 10 jours, et ce n’était pas très abondant. Je pense que c’est lié à la césarienne, beaucoup de sang est aspiré lors de l’intervention directement dans l’utérus.


Au niveau du reste de mon corps, évidemment mon ventre avait vraiment diminué de volume ! J’étais à -5kg lors de mon retour à la maison, puis -10kg deux semaines après l’accouchement. Restent toujours 5kg bien accrochés, qui peinent à partir, eux !


Le retour à la maison - Baby blues ?

Au retour à la maison, tout s’est bien passé, même s’il faut trouver ses marques et ses nouvelles habitudes ! C’est au lendemain du retour que les choses se sont corsées… Nous avons dû nous rendre à la sécurité sociale portugaise avec notre bébé… et là je l’ai très mal vécu. Tout était une agression à mes yeux… Le trajet en voiture, les pavés et trous sur la route, les klaxons, le froid, la poussette, les gens autour de nous qui s’en approchaient, qui éternuaient, toussaient… Bref, ce jour-là, j’ai craqué et je n’ai fait que pleurer. J’ai pris conscience que nous avions la petite vie de notre bébé entre nos mains, que sa survie sur Terre dépendait de nous et qu’elle était fragile !


J’ai eu peur de tout à ce moment-là et ai paniqué en me disant que je n’allais pas du tout pouvoir passer ma vie à être aussi angoissée… J'ai beaucoup pleuré, Capu m'a énormément réconfortée et écoutée (et elle a aussi parfois rigolé tellement je pleurais pour rien !).


Le lendemain matin, je me suis levée et toutes mes inquiétudes avaient disparues… Mon baby blues n’aura duré que 24h ! Et depuis, plus de panique à l’horizon…


Il est important de rappeler que subir un baby blues est normal, il dure parfois une quinzaine de jours. S’il persiste au-delà, et que vous ne vous sentez pas bien, surtout parlez-en, il vous faudra l’aide de votre entourage mais également d’un médecin ou d’une sage-femme pour surmonter cette période compliquée. N’ayez pas honte, et surtout communiquez !


Retour de couches

Au bout de précisément 4 semaines après mon accouchement, mes merveilleuses règles sont revenues et alors là les gars… je n’étais pas prête. Vous avez déjà dû comprendre que dans cet article, je vous dis les choses telles qu’elles sont alors allons-y :

J’ai perdu littéralement des litres de sang, à tel point que je devais changer de protection toutes les 15 minutes sans quoi je fuyais, pendant 5 jours. C’était tellement tellement tellement relou, et surtout inquiétant car je commençais à me sentir très faible, vraiment mal et au bout du rouleau… je me suis demandé si une telle quantité était normale mais a priori oui. Je me suis aussi demandé si maintenant mes règles allaient être ainsi pour toute la vie……. Je vous rassure : non ! Les suivantes étaient normales, ouf.


Et après ? - Le rapport au corps

Je me sentais très bien et très jolie enceinte alors forcément, j’avais très peur d’être sacrément flétrie après la grossesse… Juste après, j’ai été assez contente d’avoir perdu 10kg, et que mon ventre ait perdu une grande partie de son envergure.

Malheureusement, il s’est arrêté de dégonfler au bout d’un moment, ma gynéco m’a expliqué que c’était dû à mes abdominaux qui avaient été malmenés pendant la grossesse + la césarienne. Ils étaient distendus et entre les deux muscles se trouvait un écart. J’ai donc commencé un processus de rééducation chez le kiné pour améliorer cet aspect et même si je n’ai pas encore fini, je peux déjà en voir les bénéfices !


Ma cicatrice de césarienne, elle, ne me dérange pas, elle est petite, fine et pas vilaine du tout, dans quelques temps elle blanchira et ne se verra presque plus… Ce qui me préoccupe le plus ce sont les vergetures qui sont apparues à la toute fin de ma grossesse… Je me retrouve avec un ventre de zèbre, et ça ce n’est pas très rigolo. Je commence à m’y faire et j’attends de voir comment elles évolueront…


Mais globalement, même si j’ai encore des kilos à perdre et un ventre rayé, je ne suis étonnement pas désespérée à cause de ça, moi qui d’habitude fait une fixation là-dessus. #lacherprise


Et après ? - Ciao le glow !

Quelques semaines après mon retour de couche, mon joli teint rayonnant a disparu, mes cheveux ont commencé à tomber et à changer de texture, mon visage a accueilli quelques boutons… Je crois que c’est le retour de bâton ! Me revoilà à la normale… Au début, ça m’a fait drôle, mais maintenant, je me fais à ma tête moins en forme le matin dans le miroir. Car avec ça est arrivé une fatigue immense que je n’avais pas du tout connue après mon accouchement. Alors, je me repose, je prends des vitamines, des compléments alimentaires pour les cheveux (assez efficaces d’ailleurs, ce sont ceux de chez Furterer) et j’attends que ça passe.


J’ai toujours par contre mis un point d’honneur à continuer de me coiffer, me maquiller et m’habiller correctement quotidiennement et ce, dès le lendemain de ma césarienne. Non pas par obligation, mais seulement pour moi-même, pour avoir un reflet (presque) habituel dans le miroir, et je dois dire que ça m’a beaucoup aidé de ne pas me laisser aller !


Pour conclure…

La parole se libère autour de cette période parfois, et même souvent, compliquée pour les mères. Je m’étais fait les pires scénarios en lisant énormément de témoignages… Et finalement, tout s’est hyper bien passé, hormis le fait d’avoir foiré mon allaitement… Vous pouvez très bien vivre votre post-partum, ne vous angoissez pas. Renseignez-vous sur ce qu’il peut se passer, sur ce que vous pouvez ressentir car c’est important d’être préparée dans le cas où vous soyez confrontées à des périodes pas simples, mais ne vous dites (comme moi) que vous allez passer plusieurs mois en enfer, les choses peuvent aussi très bien se dérouler.


Une fois en plein dedans, demandez de l'aide, déléguez à votre conjoint(e), votre famille, vos amis même, c'est hyper important et vous garderez de beaux souvenirs de cette période de partage suite à la naissance de votre bébé.


Et surtout surtout surtout, soyez indulgentes avec vous-même, vous avez fabriqué un être humain de A à Z, tout ça ne se fait pas sans quelques changements…


#sanspression


Si vous avez des questions, je vous attends sur Instagram @leacr !

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