• Léa

L'acquisition de la continence

L’acquisition de la continence ou la “propreté” du bambin est un sacré sujet dans la parentalité. Ignorante que j’étais sur cette étape du développement de l’enfant, j’ai vite dû me plonger là-dedans à l’approche de l’entrée à l’école de Liv en Septembre qui implique qu’elle ne doive plus porter de couches…. Début Juin, ne voyant aucun signe de continence, j’ai donc commencé à paniquer ! A l’heure où j’écris ces lignes, le 15 Juin donc, je peux le dire : notre fille est propre, de jour comme de nuit ! Je n’en reviens toujours pas et je sais que pour certain.es d’entre vous, c’est aussi un sujet de stress, voici donc quelques tips qui nous ont bien été utiles.


PS : pour une fois c’est un article un peu fouilli, mais comme je n’ai pas de recette magique, piochez ce qui vous semble cohérent pour votre enfant et votre situation là-dedans !



La littérature

Tout a commencé, comme souvent chez nous, par de la littérature jeunesse. Le livre coup de cœur de Liv : Qu’y a-t-il dans ma couche ? Une entrée en douceur sur le sujet, qui lui a beaucoup parlé !


La présence du pot

Nous avions également (psychopathes que l’on est) installé un pot dans la salle de bain depuis ses 12 ou 18 mois, histoire de la familiariser avec l’objet sans jamais l’obliger à s’installer dessus.


Montrer l’exemple

Dois-je vraiment développer ce point ? 😂 Nous avons adopté la technique du mimétisme : si elle nous voit aux toilettes = elle aura envie d’y aller aussi !


• Proposer un réducteur + marche pied + autocollant

Au bout de quelques mois d’errance (et d’un seul pipi dans le pot), nous sommes passées à la vitesse supérieure en lui proposant de directement aller sur les toilettes avec un réducteur. En plus de cela, nous lui avons proposé de coller un autocollant sur le mur de la salle de bain pour chaque pipi dans les toilettes et deux pour la grosse commission. Elle a direct adhéré au concept et pendant quelques jours miracle, quelques tentatives étaient des réussites !


Et puis plus rien… blocage massif ! #désespoir


• Attendre, patienter, lâcher l’affaire, ne pas forcer

Même si ça nous trottait pas mal dans la tête, on ne lui verbalisait pas. On proposait de rares fois pour lui rappeler qu’aller aux toilettes était possible mais c’était un refus total. Nous avons donc fini par ne plus lui en parler du tout. Après avoir discuté avec de nombreux professionnels de la petite enfance, il en ressort qu’il ne faut pas forcer les enfants. Par contre j’ai aussi beaucoup entendu qu’il ne fallait rien mettre en place et attendre que ça vienne de l’enfant à 100%, et là je suis moins d’accord.


Comme pour toute les acquisitions, ça ne leur tombe pas du ciel : ils doivent procéder par mimétisme, avoir confiance en eux et en leur environnement, trouver les ressources sur lesquelles s’appuyer… et je trouve que c’est à nous, parents ou l’entourage, de leur offrir ses ressources et cette confiance !


• Faire intervenir une tierce personne

On me l’avait beaucoup conseillé : faire intervenir une tierce personne. Pour garder Liv lors de l’un de nos événéments, ma mère est venue chez nous fin Mai. Elle a donc discuté avec Liv de plein de choses, et notamment de ce sujet. Liv qui adore sa grand mère, l’a écouté d’une oreille très attentive ! #faitesdesgosses


Nombreuses d’entre vous m’ont rapporté avoir confié ce rôle à la nounou de leur enfant, même principe, ça marche très bien.


• Des sous-vêtements de grande !

En parallèle, nous lui avons acheté ses premières culottes “de grande” et lui avons proposé de les mettre à la place des couches. Elle était ok mais il y a eu pas mal d’accidents au départ. Elle nous redemandait donc les couches, et c’était ok.


• Le déclic : la visite de l’école

Dans le même temps que les deux points précédents, il y a eu : la visite de sa future école ! En passant par la classe, la cour de récré, la cantine et .. les toilettes bien sûr ! Le directeur de l’école, pédagogue et adorable lui a expliqué que c’était ici que l’on pouvait faire pipi dans la journée.



Et après ces trois derniers points : la magie opéra ! Liv était d’accord pour aller aux toilettes. Au départ il fallait lui demander tous les quart d’heures si elle avait besoin d’y aller pour lui rappeler d’y faire attention, elle nous disait oui ou non. Au bout de 2/3 jours, plus besoin de lui demander si fréquemment : elle demandait toute seule !


La chose qui nous a le plus étonné ? En même temps qu’elle devenait “propre” la journée, elle l’était aussi la nuit ! Ses couches étaient sèches au petit matin ce qui n’était jamais arrivé. Nous nous sommes transformées en vraies pompom girl avec Capu et l’avons encouragé à poursuivre dans cette voix !


Une semaine après, problème : nous partions en vacances à Séville. Nous nous sommes dit que ce changement de routine allait tout faire tomber à l’eau… Nous ne nous imaginions pas ne pas lui mettre de couche pour l’avion ou les longues journées à l’extérieur et la remettre en situation d’échec.


Encore une fois, nous avons été étonnées… Qu’on ait été dans notre appartement de location ou en extérieur, Liv continuait de nous demander d’aller aux toilettes, sans jamais d’accidents ! Nous avions prit le réducteur pour l’appartement (meilleure idée pour qu’elle soit à l’aise - ça va devenir notre compagnon de voyage je le sens !) et en extérieur on la portait au dessus des toilettes publiques. C'est là qu'on s'aperçoit que les couches, c'était pratique en fait ! #skyzophrénieduparent


Bref, Liv ne porte plus de couches, je n’en reviens pas !


Ce dont j’avais peur, c’était de cette phase de transisiton entre pas tout à fait propre et propre, j’avais peur d’innombrables petites erreurs de parcours en extérieur par exemple, mais en réalité c’est comme si elle avait enclenché l’interrupteur “proprété” dans son corps, et qu’il n’y avait pas de retour en arrière. C’est assez fou !


Je précise que depuis longtemps nous savions que Liv était physiologiquement prête, elle savait contrôler ses sphincters, mais c’était le déclic psychologique qui n’avait pas encore eu lieu 😊


En discutant avec vous, d’autres “astuces” m’ont été recommandé :

  • Promettre un smarties à chaque pipi sur les toilettes (j’ai pas trop eu envie de me lancer là-dedans, j’ai préféré les autocollants 😅)

  • Enlever les couches du jour au lendemain au profit des sous vêtements

  • Ne rien faire du tout

  • Les mettre à heures fixes sur les toilettes

Je sentais que ces méthodes n’étaient pas ok pour notre famille mais il y a autant d’enfants que de parents différents, et donc que de méthodes pouvant fonctionner, à vous de voir ce qui vous parle !


En tout cas, courage, on passe tous et toutes par là, nous les daron-daronnes, et nos enfants avec ! Et si jamais votre enfant n’est pas prêt à la rentrée, comptez sur le mimétisme avec ses petits camarades pour l’aider un peu 😊


A très vite pour un sujet moins pipi-caca !

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